La douceur du pastel

« Nous en sommes à l’âge de la démultiplication et fragmentation des canons du paraître, de la juxtaposition des styles les plus hétéroclites. Sont simultanément légitimes le modernisme (Courrèges) et le sexy (Alaia), (…) les mélanges ironiques de styles (Gaultier) et le look japonais (Miyake, Yamamoto), les couleurs vives exotiques et les tons poussiéreux. Plus rien n’est interdit, tous les styles ont droit de cité et se déploient en ordre dispersé.
Il n’y a plus une mode, il y a des modes ».
In Gilles Lipovetsky, L’Empire de l’éphémère (1987)
Même si le sociologue fervent apôtre de la Post-Modernité se fait ici le témoin d’une époque où les Blockbusters de la fast fashion (type Zara et HM) n’avaient pas encore massivement investi le marché, ses mots n’en rendent pas moins hommage à l’infinie variété des possibles qui s’offriront toujours à LA Fashionista* en quête de créativité stylistique . . .
* En l’occurrence l’altière Veronica from bittersweet colours, artiste douée d’une capacité innée à jouer des variations chromatiques sur un mode invariablement exquis . . .
« We are at the age of the reduction and fragmentation of appearance’s standards, of the juxtaposition of the most heterogeneous styles. Are simultaneously justifiable the modernism (Courrèges) and sexy (Alaia), (…) ironic style mixtures ( Gaultier) and the Japanese look (Miyake, Yamamoto), bright exotic colors and dusty tones. Nothing more is forbidden, all the styles are established and deployed in a disorganized manner.
There is no more a fashion, there are fashions « .
In Gilles Lipovetsky, L’Empire de l’éphémère (1987)
Even if the sociologist, tireless apostle of Post-Modernity, Here evokes a time when Fast Fashion’s Blockbusters (such as Zara and HM) had not still massively invested in the consumption market, his words nevertheless sound like a tribute to the infinite variety of possibilities that the Fashionista* can exploit too feed her quest for stylistic creativity. . .
* In this case the haughty Veronica from bittersweet colours, soulful artist who always knows how to play with chromatic variations on an upper understated way . . .
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19 réflexions sur “La douceur du pastel

  1. @niki: à vrai dire je trouve qu'au-delà de l'altière prestance de Veronica c'est surtout cet halo de lumière, sa caressante douceur, qui fait toute la (sublimante) différence . . .ps: Merci Infiniment pour ton commentaire !A+!

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